La citation du jour

Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche



14 janvier 2011

(Deutsch) Land-Rover über alles


La polémique Land-Rover ou Krupp dans le film « Un Taxi pour Tobrouk » rebondit.
Un courrier de Guy T. que nos correspondants bénévoles du site Sahariens ont bien voulu contacter, remet les choses à leur place.
Guy T. est loin d’être mineur, mais respectons son anonymat.
Laissons parler cet immense spécialiste qui avance des arguments convaincants et (j'espère) définitifs.
Sic…

Qu'ouïe-je, qu'asperge, qu'entends-je, que lis-je ?!?! Faux, faux, faux !!!
Le véhicule du Taxi pour Tobrouk n'est pas un véhicule allemand. C'est bien un véhicule "fabriqué maison" à partir d'un Land Rover série I.
Je vais retrouver le texte d'ailleurs d'un article de la revue  du MVCG qui en parle également.

Pour la petite histoire, lors du tournage du film, en Espagne, le gouvernement Franquiste devait leur mettre à disposition tout le matériel allemand nécessaire (Messerchmitt 109 et véhicules divers). Tiens, marrant, ils en avaient plein....

Bon, no comment, mais le dit gouvernement ayant changé d'avis au dernier moment, Denys de la Pattelière, le réalisateur, s'est retrouvé coincé. D'où système D général. Les chars allemands aperçus dans le film sont en fait des tracteurs agricoles locaux avec habillage bois, la colonne de camions allemands, des camions de fruit locaux maquillés.

Quant au fameux véhicule star du film, c'est bien un Land série I pour la partie: chassis/roues /moteur /volant/ tableau de bord, affublé d'un radiateur à l'avant (en maquillage de celui du Land) de camion Heinkel, de dessus de capot de camion Morris anglais, rectifié, de panneau de bois et de tôle pour refaire les ailes, plus divers accessoires, pour casser la forme du Land.
Bref, une véritable chimère. Du cinéma quoi.

Le land est facilement reconnaissable à qui sait observer et connait bien entendu les Land série I. :volant, tableau de bord, moyeux, roues, position de conduite...

Le plus intéressant est qu’un véhicule identique à celui du film a été récemment reconstruit par un collectionneur. Le travail, d'une très grande précision, a duré 3 ans.

J'ai, dans une bien petite part, contribué au projet. Le collectionneur/réalisateur étant un de mes amis collectionneur et passionné de LRDG et SAS (et nous sommes peu), je l'ai aidé en cherchant diverses  pièces nécessaires (le radiateur Heinkel fut un des plus difficile à dénicher), et en fournissant un grand nombre de photos tirés du film, agrandissement et vues sous tous les angles qui ont aidées à la confection de l'engin...
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Aussi, je connais le film par cœur ! (A voir absolument, avec dialogues d'Audiard...sublime).

Jeep Sas à gauche.
Ci-joint quelques photos prises en 2009 en Vendée, le véhicule est enfin terminé et je l'essaye avec plaisir. L'armement n'est pas monté sur les photos, mais présent.
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Conclusion, ce n'est pas le véhicule allemand cité, certes ressemblant mais qui après examen approfondi n'a pas grand chose de comparable. Trop long, empattement différent, roues et moyeux pas comparables, tableau de bord non plus, sièges, enfin tout quoi…

Quant à sauver l'honneur des Lands, c'est plutôt chouette et flatteur d'en avoir pris un comme support. Au sujet de l'ensablement dans 3 cm de sable, c'est pour le cinoche bien sur ! foi de Landiste.  On voit bien à l'écran des crocodiles se noyer et des héros tirer 4 000 coups au moins sans recharger !

Merci Guy de ta contribution. Décidément, les Landistes ont le sang chaud.

Cher lecteur, il est temps pour nous de tomber les masques.
Ton oeil exercé a sans doute reconnu dans la Toyota HDJ 100 de Jean-Pierre une SIMCA Aronde de 1964, avec peinture et sièges d’origine.
Gidgi, pour sa part, a maquillé son AMI 6 Citroën en Toyota (je ne sais plus combien). La forme très caractéristique de la pédale d’embrayage est un signe qui permet de détecter la supercherie.
Francis, lui, roule en U-Boot type VIIc, camouflé en Toyota HDJ 80, pour ravitailler les rebelles Toubous en bifaces à visée laser.
La Fiat 500 de Franck imite parfaitement un camion IVECO muni d’une cellule d’habitat, mais les spécialistes auront reconnu la bête à l’accent italien de son propriétaire.
Jean-Michel lui a maquillé son Toyota HDJ 61 en un Toyota HDJ 61, mais là vraiment le travail a été bâclé et cela se voit.

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